Au début des années 70, Michel Enjolras, alors pilote en Simca 1000, commence à développer une activité de préparateur éphémère, puis travaille avec Claude Michel sur le développement du Simca Racing Team à l’échelon national, puis au SRT Lille. Une décennie plus tard, il est de la partie dès le lancement de Peugeot-Talbot Sport, dont Jean Todt prend les commandes. Michel y retrouve Jean-Claude Vaucard, un temps son adversaire en Coupe Simca.

Attaché aux programmes du Groupement des Concessionnaires sur le plan national en s’installant à son compte à Mauguio, il sera également impliqué dans les grandes aventures de Peugeot Sport en rallye, de la Talbot Lotus aux 206 WRC en passant par les 205 T16 et autres 306 Maxi. Sans peur et sans reproche, il garde un cœur de lion jusqu’en 2007, où, la crise aidant, la roue tourne à contresens :

« Pour une raison interne n’ayant à mon sens rien à voir avec nos compétences, plusieurs programmes Peugeot Sport sur lesquels je comptais ont été confiés à d’autres, juste au moment où j’avais quitté nos ateliers de Mauguio pour investir dans des locaux bien plus vastes. Dans le même temps, Pirelli m’avait demandé d’être distributeur de leurs produits sur les courses GT nationales, et de travailler sur une opération rallye, avec la présence de petites structures sur les épreuves de Coupe de France. Un changement de direction et un contrat dénoncé avec la FFSA ont tout fait capoter du jour au lendemain... »

Double coup dur pour l’infortuné Michel, qui se retrouve avec des locaux inoccupés, du personnel en trop et des traites à honorer, avec une activité réduite à la préparation pour quelques pilotes amateurs. L’activité semi-officielle pour Peugeot ayant longtemps mobilisé l’essentiel de la société, il faut du temps pour retrouver ce type de clientèle perdue en cours de route. Enjolras Sport se retrouve alors au creux de la vague, avant que Serge Calle, un ami de trente ans, reprenne les rênes de l’équipe. Ce dernier explique :

« J’étais partenaire de Jean-Pierre Ballet, lorsque l’on a monté avec Michel un programme de championnat de France sur terre avec une 205 T16. Devenus amis, nous avons continué ensemble. Lorsque Sébastien Enjolras a commencé à courir, j’ai créé la société Onyx avec pour but de l’aider dans sa carrière, notamment côté financier. Après sa disparition tragique en 1997, Onyx est resté plus ou moins en sommeil, jusqu’à redevenir aujourd’hui Onyx by Enjolras... »